
Micro-higo. Le crayon de couleur donne l'échelle.
Je recopie ce que j'avais écrit il y a bien des années quand je l'ai reçu :
"C'est pas un Aliaswonder, OK, mais tout de même une vraie racine de bambou et dedans une vraie minilame d'higonokami avec le tranchant de 38mm en "white steel" qui va bien. C'est le "minigo" du dessinateur, exactement dans la tradition des tout petits canifs de calligraphes qui servaient à tailler les plumes ou couper le bec d'un calame sur une plaquette de coupe en os. Clac!
Je ne l'ai pas acheté. C'est un pilier du forum qui l'a fabriqué de ses blanches mimines, alors qu'il n'est pas plus coutelier que moi (je crois qu'il en a assez bien chié sur ce coup-là). D'une certaine façon on peut dire que je l'ai échangé. Mais si vous saviez contre quoi, je serais automatiquement catalogué plus grand escroc de l'histoire de Néoczen.
Il est dans ma trousse à la place de l'higo de base. Ce dernier vient d'ailleurs de subir une petite modif technique dont je vous parlerai un peu plus tard...
Finalement, ce minigo relègue tous les modèles de taille-crayons existants au rang de merdouilles archéologiques inutiles à classer entre les bifaces acheuléens et les haches en bronze. En huit copeaux bien placés, on retransforme le crayon en aiguille chirurgicale. Seize les mauvais jours. Quatre quand on est soi-même affûté comme un samouraï. Trois si on n'a pas peur de bouffer un peu vite le crayon. Et deux si on veut faire des pleins et des déliés.
Un grand merci à Felipe, donc. Un collègue dont j'admire les tableaux qui m'offre un pareil matos personnel à dessiner, ça me touche, forcément..."